Sauna
LE SAUNA
Bon, je commence sérieusement à me faire chier. Encore cinq minutes et je plie les gaules. Je suis dans ce sex-shop depuis 14h et je n'ai même pas sucé une bite. Il n'y a que des mecs qui tournent et qui matent. Je dois avouer que ça commence à être chiant. Et puis se branler sur les films porno ça va bien un moment. J'ai besoin d'un homme viril, massif avec un bon gros morceau de viande qui pend entre les cuisses et qui me traite comme une pute.
Je quitte la salle vidéo et me dirige vers les cabines. Plusieurs sont déjà occupées par des mecs passifs comme moi. Derrière les quelques portes fermées, j'entends des gémissements. Je trouve ça assez frustrant. Une cabine libre s'offre à moi. J’y entre et retire la serviette que j'avais autour des reins. Je veux une étreinte bestiale. Je ne suis même pas sûr de vouloir voir mon partenaire. Je veux le sentir me prendre, jouir de moi en râlant et partir sans même m'adresser la parole. Je veux être un objet sexuel.
Allongé sur le ventre, j'entends les hommes passer devant la porte de la cabine. Certains s'arrêtent, matent et reprennent leur course. C'est au moment où je commence à me lasser que l'improbable se produit. Un homme est entré et il a fermé la porte. Ses mains se posent sur mes fesses qu'il malaxe sans aucune douceur. Je ne tourne pas la tête, je le laisse agir à sa guise. Il me rejoint sur la banquette en skaï. Il écarte mes cuisses, récupère un peu de gel au distributeur et me lubrifie le cul avec rudesse.
Il s'allonge sur moi et pose une main rugueuse sur ma bouche. Et je sens alors, comme une flèche chauffée à blanc, sa bite me défoncer. Son rythme est mécanique et brutal. Il n'a pas l'intention de me procurer du plaisir, il a juste l'intention d'en prendre. Ses seuls mots de tendresse sont "crevure, bâtard, salope et sac à foutre". J'ai envie de gémir mais sa main m’en empêche. Son rythme s'accélère. Dans un souffle il me demande si je suis plombé. Je lui fais signe que non de la tête. Il me répond qu'il va corriger ça. Un moment de panique m'envahit. Mais que pourrais-je bien faire ? Crier au viol au milieu d'un sauna ? Ça me semble plutôt ridicule. Et d'un seul coup je décide de faire ce pourquoi je suis venu, de faire la pute. Ce mec va m’engrosser. Il en a le droit. Je vais le laisser me plomber, jouir pleinement, il est un homme et je ne suis qu'une crevure.
Je l'entends râler en se vidant. Ces derniers coups de reins sont violents, je pense qu'il a envie de me faire mal et je pense que c'est son droit. Je n'ai même pas vu son visage. Il pose devant mes yeux une carte avec un numéro le téléphone en me disant que si j'ai besoin d'un Mac je peux l'appeler. Il s'essuie la bite avec ma serviette et m'ordonne de ne pas bouger d'autres auront certainement envie de profiter de l'occasion.
Je suis sonné, je sais que je l'appellerai et que je me soumettrai mais pour l'instant une autre bite est en train de me défoncer.
L'histoire complète
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