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Les histoires de Pascal

le reel explique à un mythomane

29 Août 2025

Le réel expliqué à un mythomane

Chapitre 1

Arnaud arrête l'ordinateur. Un rapide coup d'œil à sa montre lui donne l'heure : 23 heures 13. Le temps de prendre une douche et il saute dans son lit. Arnaud est satisfait. En effet, il vient de passer plus d'une heure à s'exciter devant son écran en fantasmant avec un inconnu. Son fantasme est immuable : il prétend chercher un homme sadique et dominateur prêt à lui torturer la bite et les couilles de manière extrême, à la limite de la castration. Il adore lire les messages d'insulte des mâles sur le site, lire la description des tortures qu'ils comptent lui infliger, imaginer le charcutage qui en résulterait. Tout cela a le don de l'exciter au plus haut point et de le mener à la jouissance. Bien sûr, une fois cette jouissance atteinte, il coupe court à toute conversation et parfois pour éviter d'être emmerdé, il détruit son profil laissant ainsi son interlocuteur dans un état de frustration intense, mais peu importe puisque lui a obtenu ce qu'il voulait. Bien sûr, parfois il tombe sur quelques hargneux qui ne comprennent pas qu'il ne passe pas à l'acte mais il se contente de les bloquer sans plus d'explication. 

L'excitation de ce soir a été particulièrement intense. Il faut dire que son correspondant s'est montré particulièrement pervers. Il avait adoré sa phrase : "Je décide, tu subis !" Il lui a décrit par le menu et avec des images très évocatrices ce qu'il comptait lui faire subir, lui promettant qu'à la fin de la séance, sa bite ressemblerait à s'y méprendre à une nouille. Arnaud a été piqué au vif, sa nouille, comme disait l'autre, mesure quand même 12 cm au repos et 22 cm en érection et la réduire à moins de 5 cm demanderait une bonne dose de savoir-faire. Mais ce mec a réussi à le faire jouir très intensément et Arnaud n'en demande pas plus. Après une bonne douche, il se glisse sous sa couette et s'endort en se caressant la bite.

Arnaud vient de sursauter. Il a été tiré du sommeil par un bruit de verre brisé. Il pense avoir rêver mais il préfère s'en assurer. Il se lève et se dirige vers son salon. Habitué à circuler dans sa maison, il ne prend pas la peine d’allumer. En arrivant à la porte du salon, il remarque que la fenêtre qui donne sur la rue est ouverte. Il va pour la fermer et ressent alors une très vive douleur au côté gauche et perd connaissance.

Arnaud se sent vaseux, il a mal à la tête. Il ouvre les yeux mais il fait noir et il ne voit pas où il est. Il tente de bouger mais se rend compte qu'il est totalement entravé. Même s'il ne le voit pas, il sent qu'il est nu. Affolé, il appelle, il hurle qu'on vienne le libérer. L'attente est de courte durée. Une lumière forte, blanche et crue inonde la pièce et Arnaud est obligé de fermer les yeux tant la surprise et la douleur de l'éblouissement sont vives. Quelques secondes après, la porte s'ouvre livrant passage à un homme en cagoule, torse nu et portant des gants, un pantalon en cuir et des rangers. L'homme est mince et athlétique. Sa musculature quoique ferme trahit une certaine maturité. Il s'approche d'Arnaud et inspecte les liens. 

- "Bonjour Arnaud, tu es enfin réveillé !"

- "Qui êtes-vous ? et Où sommes-nous ?"

- "Qui je suis ? Je suis ton plus grand fantasme et ton pire cauchemar. Je suis l’incarnation de tous les mecs que tu as chauffés et frustrés au cours de ta carrière de mythomane sur Internet. Je suis celui qui va tous les venger et te faire subir ce sur quoi tu t'es branlé à maintes reprises. Je suis le propriétaire de tes couilles et de ta queue et je compte récupérer mon bien. Où nous sommes ? A l'endroit le plus adéquat pour réaliser ton fantasme. Ici, tu pourras crier tout ton saoul, tu pourras supplier, implorer, m'insulter, chialer en tout quiétude, cet endroit n'est connu de personne à par moi. Comme tu sembles en bonne forme, nous allons nous mettre à l'ouvrage."

- "Attendez qu'allez-vous faire ? Vous n'avez pas le droit ! Laissez-moi partir !" 

- "Oh, mais tu repartiras, je ne compte pas te tuer, juste te faire subir ce que tu réclames à corps et à cris sur Internet. Dans un premier temps, je vais devoir épiler tes couilles et ton pubis. Je connais une façon de faire ça qui va te plaire. Je vais chercher mon matériel, surtout ne t'éloigne pas !", ricane l'homme sur un ton mauvais. 

Arnaud est seul dans la pièce ; il vérifie la solidité de ses liens. Il est rapidement obligé de se rendre à l'évidence, il ne dispose d'aucun moyen pour les faire céder.  L'angoisse commence sérieusement à l'étreindre. Que lui veut ce mec ? Il ne le connaît même pas. L'homme entre alors qu'il en est là de ses réflexions. Il apporte avec lui une valise de médecin qu'il pose sur une table de décharge juste à côté d'Arnaud.

- "Bien, nous allons commencer par une opération d'hygiène indispensable avant toute opération : une épilation. Toutefois je n'ai pas été livré en crème alors on va faire avec les moyens du bord."

En disant ces mots, L'homme sort un chalumeau de pâtisserie de son sac. Arnaud devine immédiatement ses intentions. Il pousse un hurlement : "NON !". Son regard passe du chalumeau au visage de son tortionnaire. La terreur se lit dans ses yeux. Il se débat frénétiquement dans un espoir vain de briser ses liens. Sans s'occuper de lui le moins du monde, l'homme allume le chalumeau. Il regarde Arnaud et lui dit avec une voix posée et très calme :

- "Je te conseille de rester tranquille, je ne voudrais pas te blesser inutilement ! Si tu continues, je vais être obligé d'être désagréable."

- "Vous êtes malade, débile !", hurle Arnaud. "Libérez-moi, sinon ..."

- "Sinon quoi petit mythomane ? Tu veux me faire du mal ? Mets-toi bien dans la tête que je décide et tu subis. Et puisque tu ne veux pas comprendre je vais t'appliquer un traitement calmant de mon cru."

L'homme sort alors de son sac une matraque électrique, la pose sur les couilles d'Arnaud et libère une décharge de huit millions de volts. Arnaud pousse un bref hurlement et sombre dans l'inconscience.

 

 

Chapitre 2

Nouveau réveil pour Arnaud mais la situation n'a pas changé. Il est toujours attaché sur cette espèce de table. La seule différence est qu'il a à présent les jambes bien écartées et son entrejambe est totalement exposée. Ses couilles sont douloureuses, il se souvient de la matraque. Il se souvient aussi de la phrase prononcée par ce malade : "Je décide, tu subis". C'est exactement la même phrase que le mec avec qui il avait fantasmé la dernière fois. Comment l'a-t-il trouvé ? Arnaud est certain de ne pas avoir donné d'indications permettant de le localiser. Autre question urgente et épineuse comment se sortir de ce merdier, parce que ce type est cinglé, il ne peut en être autrement. Il avait déjà entendu parler de malade sadique et pervers mais en croiser un ne lui avait jamais semblé possible. Essayant de se raisonner et de garde son calme, Arnaud examine la pièce à la recherche d'un moyen de s'évader mais avant ça comment se détacher de cette putain de table. 

La porte s'ouvre, Arnaud sursaute. L'homme entre. Son accoutrement n'a pas changé. 

- "Alors calmé ?" 

- "Putain, mais vous me voulez quoi ?" 

- "Te faire payer ta mythomanie ! Ça fait trop longtemps que tu chauffe des mecs sur Internet et que tu te fous de leur gueule. Maintenant il faut passer à la caisse." 

- "Bordel mais je n'ai fait de mal à personne." 

- "Et tous les mecs que tu as fait déplacer pour rien, tu comptes les dédommager comment ? Tous ceux que tu as incités à venir ? Certains sont venus de fort loin à cause de toi pour trouver porte close et être obligé de rebrousser chemin." 

- "Mais putain c'est du fantasme, ça se voit non ?" 

- "Ben quand je regarde tous tes messages, ce n'est pas si évident que ça ! Bon, trêve de discussion, nous allons reprendre où nous en étions restés : à l'épilation !" 

Malgré les protestations et les cris d'Arnaud, l'homme se saisit du chalumeau et l'allume. Il annonce à Arnaud qu'il va lui épiler les couilles et le pubis à la flamme. Solidement attaché, Arnaud ne peut se soustraire au traitement. Il sent la flamme approcher de sa bite et de ses couilles. L'odeur de cochon grillé, caractéristique de la combustion de la kératine des poils lui arrive aux narines en même temps que la sensation de brûlure. Arnaud hurle, il supplie l'homme de faire cesser cette torture. Mais méthodiquement, l'épilation continue. L’odeur de brûlé devient presque insupportable mais ne semble pas gêner l'homme. En tout l'opération aura duré sept minutes, une éternité pour Arnaud. L'homme attrape ensuite une poche sur la table et la pose sur la bite et les couilles d'Arnaud. La sensation de froid est à la fois bienvenue et surprenante. 

- "Pourquoi ? ", demande Arnaud en larmes 

- "La glace ? Pour calmer le feu de l'épilation !", répond l'homme. 

- "Pourquoi vous faites ça ?" 

- "Parce que je le peux et je le veux !" 

- "Comment m'avez-vous trouvé ?" 

- "Avec un cheval de Troie, tu as ouvert une photo que je t'ai envoyée et ainsi tu m'as ouvert un accès complet à ton ordinateur. Je n'ai eu qu'à chercher ton adresse IP et tes données de localisation. Ensuite un jeu d'enfant." 

- "Vous êtes Pervers Cruel sur le site bareback ?" 

- Oui c'est moi, mais appelle moi Pervers, on est entre ami maintenant que je t'ai épilé et je pense que tu ne te laisses pas épiler par n'importe qui." 

- "Laissez-moi partir, s'il vous plaît, je ferai ce que vous voudrez ..." 

- "Alors, non seulement tu feras ce que je veux, mais je te garde. Je vais laisser la poche de glace encore quelques minutes, ensuite on pourra passer aux choses sérieuses." 

- "Vous allez faire quoi ?" 

- "Te poser un élastique sur les couilles, cet élastique, tu connais." 

Pervers, puisque c'est ainsi qu'il veut se faire appeler, montre entre ses doigts un tout petit élastique rouge et rond. Arnaud fait non de la tête.

- "C'est un élastrator. Les fermiers s'en servaient, certains s'en servent encore, pour castrer le bétail. Une fois posé, il coupe toute circulation sanguine dans les bourses et les testicules se dessèchent et tombent. Mais rassure-toi, nous n'irons pas jusque-là, enfin pas de suite." 

Le pervers se saisit d'une pince qui lui permet d'ouvrir l'élastique, il le glisse autour des bourses d'Arnaud et libère la pince. Durant toute la procédure, Arnaud, en hurlant "NON" a tenté de se soustraire vainement au traitement. Le resserrement de l'élastique autour de ses couilles lui cause un haut le cœur et Arnaud vomit juste avant de perdre à nouveau connaissance.   

 

Chapitre 3

Liens, mal aux couilles, brûlure, fou furieux, tout se bouscule dans la tête d'Arnaud. Depuis combien de temps est-il là ? Que va lui faire ce malade ? La pièce est sombre. Il n'y a pas un bruit. Il ne peut toujours pas bouger et ses couilles sont prises dans un étau. Il lance un "au secours" puis pense qu'il a eu tort : l'autre l'aura entendu et va revenir. La porte s'ouvre lui donnant raison. Arnaud sait qu'il a eu tort d'avoir raison : la torture va reprendre. L'homme tient une seringue dans sa main droite. Malgré la cagoule, Arnaud devine que l'homme lui sourit ; la terreur lui glace le sang. 

- "Tu es enfin réveillé, c'est une bonne chose. Je te trouve un peu faiblard alors je vais t'injecter ce cocktail. C'est un pote médecin qui m'a fabriqué ça. Ça va te donner un coup de fouet, mais ça va aussi supprimer la production d'endorphines, tu ressentiras mieux la douleur. En fait, tu ressentiras tout de manière démultipliée." 

- "Que m'avez-vous fait aux couilles ?", demande Arnaud. 

- "Comme je te l'ai expliqué, je t'ai posé un élastrator, il coupe la circulation sanguine dans tes testicules. Il est en train de te castrer lentement si tu préfères", répond l'homme. 

- "Pourquoi vous faites ça ?", supplie Arnaud en larmes 

- "Parce que j'en ai le pouvoir mon petit bâtard ! Parce qu'il est grand temps que tu comprennes que les actes ont des conséquences ! Parce que j'en ai envie !" 
L'homme approche l'aiguille du bras, d'une main experte trouve la veine et injecte le produit. Il doit être un pro : Arnaud n'a quasiment rien sentit. Très vite, les lumières se font aveuglantes et les sons assourdissants. La douleur de l'élastique autour de ses bourses devient intolérable. Il a l'impression que les entraves qui le maintiennent lui déchirent les chairs. Arnaud pousse un hurlement de douleur quand l'homme lui caresse doucement le torse.  

- "Tu vas passer un très mauvais moment. Pour commencer, je vais poser ces pinces sur tes seins."  

L'homme joint le geste à a parole. Arnaud hurle. La douleur est atroce. Il a l'impression qu'on lui broie les seins. Il a du mal à reprendre son souffle. 

 

- "Ton corps et ton cerveau te trahissent, crevure ! Le cocktail que je t'ai injecté t’empêchera de perdre connaissance trop longtemps. Ses effets sont temporaires mais à la fin tu seras épuisé et docile bâtard.", assène l'homme avec un regard mauvais. 

- "Pitié, arrêtez ça, pitié, je vais devenir fou !", supplie Arnaud. 

- "Oui, je sais, en plus je vais te faire un lavement avant de te défoncer et de te fister.", l'informe le tortionnaire. 

- "S'il vous plait je ferai ce que vous voulez, libérez-moi, je vous en supplie", prie Arnaud. 

- "Bien sûr que tu feras ce que je veux, tu n'es pas en position de refuser quoi que ce soit. Tu n'es qu'un objet que je vais utiliser pour mon plaisir et tu vas rire mais mon plaisir c'est ta souffrance.", répondit l'homme. 

Arnaud sent la canule qui s'enfonce dans son cul ou plutôt il sent son cul défoncé par un énorme tuyau. L'arrivée de l'eau lui donne l'impression de se faire empaler une seconde fois. La douleur lui donne des hauts-le-cœurs, son cerveau a du mal à gérer tous ces stimuli. La tête lui tourne. La canule est retirée, ses intestins se vident lui causant une nouvelle sensation insupportable. L'opération est répétée à de multiples reprises.  Arnaud essaye de compter mais il perd très vite le fil. Seules les douleurs et les sensations brutales occupent son esprit, il veut en finir. Mourir est surement une solution mais hélas inaccessible. Une petite zone de son esprit, étrangement détachée de ce qui lui arrive lui susurre que ce qui lui arrive est sa faute, qu'il l'a bien mérité, qu'il savait qu'un jour cela arriverait. Arnaud voudrait faire taire cette voix qui s'impose mais la douleur l'affaiblit et ce démon, lui, ne faiblit pas. Il continue à supplier, à promettre, à essayer de parlementer, mais sans aucune réponse du monstre qui le torture. Dans une espèce de brouillard, il voit son tortionnaire se positionner entre ses jambes et le pénétrer avec toute la violence possible. Cet assaut emporte avec lui la raison d'Arnaud qui hurle sa douleur. 

-"Voilà espèce d'enculé, je vais te défoncer et te plomber connard", crache l'homme. 

Arnaud suffoque et, pour un bref moment de répit, perd à nouveau conscience. 

 

Chapitre 4

La perte de conscience a dû être de courte durée. Pervers est toujours en train de le sodomiser. Ses coups de rein sont brutaux et assénés pour faire souffrir. Arnaud commence à sentir les effets de l’épuisement. Même s’il est un homme plutôt athlétique, il n’est pas du tout entrainé à un tel traitement. La petite voix dans sa tête, qui lui répète depuis un long moment qu’il mérite ce traitement, lui souffle à présent qu’il aime ce qu’il subit. Arnaud a beau se répéter que ce n’est pas vrai, que c’est un viol, qu’il est une victime, sa volonté flanche, il gémit et ses gémissements ne sont ne sont pas que de douleur. Hélas, son tortionnaire semble s’en rendre compte. 

- "Mais c’est que tu commences à aimer ça crevure !” 

Le ton est cruel et amusé. Les coups de reins s’accélèrent. Arnaud sait que l’homme va le remplir rapidement. Arnaud redoute la menace de la plombe. Sa perception déformée de la réalité lui fait occulter la menace réelle pour son intégrité physique par une menace voilée et non confirmée. Ses couilles lui font mal. Sa vue est brouillée par la douleur et les larmes. Les pinces qu’il a aux seins et qui remuent au rythme des coups de reins lui envoient des décharges électriques dans la poitrine. Son corps n’est qu’une immense douleur. Il n’imaginait pas qu’on pouvait souffrir autant. Il sent enfin comme un nouveau viol la jouissance de son tortionnaire et la panique à la nouvelle annonce de son plombage. 

L’homme se retire de son cul et lui annonce qu’à présent il va le fister. Il enfile un gant et après avoir enduit sa main de graisse, il enfile trois puis quatre doigts dans son anus déjà largement ouvert. Respirer, c’est le premier mot qui vient à l’esprit d’Arnaud. Pourtant ce simple geste ne se fait plus de manière naturelle et Arnaud se retrouve régulièrement en apnée. La main qui viole son cul pousse pour aller plus profondément. Inconsciemment, Arnaud lutte contre cette invasion et sa résistance augmente encore la douleur qu’il ressent. Mais il lui est encore impossible de lâcher prise et de s’avouer vaincu, il ne veut pas céder à son tortionnaire. 

- "Toute résistance est futile, salope ! Je vais fouiller tes entrailles avec ma main, peut-être avec les deux si je suis motivé.” 

L’homme sait très bien qu’imposer un double-fist dès la première séance ne peut être que destructeur mais faire monter la pression chez Arnaud fait partie de ses objectifs. Et de fait, ça fonctionne, Arnaud commence à implorer pitié, il offre le monde entier pour être libéré, alors que dans l’état où il est, il ne possède plus rien pas même son corps. Il promet de ne rien révéler à la police alors qu’il n’a rien à révéler, il ne sait pas où il est, ni à qui il a à faire. Comble de l’horreur, c’est à ce moment que son sphincter cède, livrant le passage à la main de son tortionnaire. L’anus se referme sur le poignet de pervers qui entame de lents et progressifs va-et-vient dans le cul d’Arnaud. La torture ne dure que quelques minutes, interminables pour Arnaud, durant lesquelles il hurle sa douleur a plein poumons. 

- “C’est fini, bâtard, tu vas pouvoir te reposer un moment …", déclare le bourreau, en retirant lentement sa main. 

- “Merci", s'entend répondre Arnaud. 

- “C’est bien, tu commences à comprendre.", déclare le bourreau.

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Traitement

18 Août 2025 , Rédigé par Pascal

Nous sommes réunis pour rendre un dernier hommage à Etienne qui nous a quitté pour un monde meilleur. Non, Etienne ne nous a pas quitté pour un monde meilleur, Etienne est décédé pour le plus grand profit des actionnaires des laboratoires pharmaceutiques.

Etienne était séropositif depuis très longtemps et il prenait un traitement pour lequel il était très observant. Il prenait sa santé très au sérieux et militait pour une meilleure prise en charge des malades.

Il y a quinze ans, le traitement SHIV a été autorisé. Ce traitement a permis de réduire quasiment à zéro le nombre de contamination. Tout le monde a crié au miracle, Etienne aussi d'ailleurs. Le nombre de séropositifs a commencé par se stabiliser pour enfin entamer un déclin. Tout le monde était ravi.

Toutefois, le diable se cache dans les détails. Il y a quelques mois, sans aucune communication, les laboratoires produisant les traitement VIH, ont cessé la production de comprimé pour des raisons purement économiques. La pénurie de médicament a alors commencé. Les pharmacies se sont retrouvées en rupture de stock.

La presse et les médias se sont emparés de l'affaire, ils ont interrogé les laboratoires et les politiques. Les tentatives pitoyables de justifier la mise en danger de mort de personnes pour des raisons économiques ont exaspéré des personnes même chez les plus conservateurs. Il y a eu cette séquence mémorable durant laquelle un économiste (de droite) a essayé de justifier les faits en parlant de productivité, de croissance, de dividendes, de cours de bourses et de nécessaires sacrifices pour un plus grand bien (conserver des fonds de roulement pour faire de la recherche). Il a fallu toute la puissance de deux vigiles pour empêcher le journaliste, qui était en train de perdre son compagnon, de lui arracher les yeux et la tête. Fun-fact, l'économiste a disparu un moment des radars et n'a pas porté plainte.

Quelques états ont bien essayé de lancer une production parallèle mais les laboratoires, toute honte bue, ont réclamés les royalties liées à leur propriété de brevet. Et quand la population a réclamé la confiscation des brevets, les politiques se sont dégonflés face aux multinationales impliquées. Et cette piste se termina en voie sans issue.

La charge mentale imposée aux malades et à leurs entourages n'a fait que s'amplifier. Même si des groupes se sont organisé de manière à assurer une distribution correcte des traitements, les stocks ont fondu comme neige au soleil. Il allait passer plusieurs heures au téléphone pour localiser et bloquer une boite de médicaments. Nous avons dû faire jusqu'à 700 kilomètres pour aller en chercher. Je me souviens avoir assisté aux crises d'angoisse d'Etienne, avoir vu son stress exploser pour finalement au bout du compte le voir lâcher prise et se laisser partir, pour ne plus être un fardeau me disait-il.

La conséquence finale a conduit au décès de plusieurs centaines pour ne pas dire milliers de patients d'une maladie que l'on savait contenir parce que la production du médicament n'était plus économiquement rentable.

Je sais c'est une histoire qui vous emble peut-être peu réaliste, mais aujourd'hui, des familles, des proches se battent pour que les pathologies des leurs soient prisent en compte. Les maladies orphelines qui ne concernent que peu de patients et sont donc délaissées par la recherche pharmaceutique parce que peu rentables : une nouvelle preuve de la nocivité de système capitaliste quand il n'est pas ou mal régulé.   

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