Bon sang ...
Le soleil, qui filtre doucement à travers les persiennes, me tire doucement du sommeil. Rémi dort à côté de moi. Son visage affiche un sourire satisfait. Je passe doucement la main sur sa poitrine. Il faut dire qu'il y a de la place. Rémi fait un 1,90 m pour 100 kilos. Il a juste quelques rondeurs agréables à l'œil, comme son petit ventre légèrement rebondi. Je le laisse se reposer après nos galipettes du début d'après-midi, surtout que pour lui c'était une première.
Je me tourne de l'autre côté du lit. Je jette un œil par terre, ce bâtard de Guillaume est bien à sa place. Je le réveille en le bousculant du pied. Aussitôt il s'excuse de s'être endormi. Je n'ai cure de ses excuses. Je lui ordonne d'aller me préparer un café et de me l'amener. Cette salope quitte la chambre à quatre pattes, me permettant ainsi de voir la cage de chasteté sur sa bite et le plug enfoncé dans son cul. Je n'ai pas longtemps à attendre pour avoir mon café. Je le déguste alors que Guillaume est à genoux à côté de moi les mains sur la tête. J'entends Rémi se réveiller doucement. Je le regarde et l'attire contre moi. Il me demande pourquoi Guillaume est dans cette position. Je lui explique que Guillaume est un bâtard, qu'il n'existe que pour obéir et qu'il a renoncé, il y a bien longtemps, à son humanité. Je sens que Rémi est tendu. Je lui demande ce qui le dérange. Sa question est simple, doit-il lui aussi devenir un bâtard ? Je lui réponds que non bien sûr, il est un excellent amant, et je serai ravi de garder cette relation avec lui. Mais je comprends que la somme des informations que Rémi a eu à assimiler depuis ce matin est en train de le déborder. Je lui explique qu'il n'est pas Guillaume, il n'a pas à suivre le même chemin. Rémi me répond que c'est son frère. Je le coupe tout de suite en lui expliquant que le frère qu'il imagine n'existe plus depuis longtemps. Pour lui prouver, j'ordonne à Guillaume d'aller sucer Rémi. Guillaume s'exécute sans la moindre hésitation. Rémi veut le repousser mais je l'en empêche en lui disant de se laisser faire. Rémi est gêné, il ne voudrait pas voir son excitation exposée. Mais le savoir-faire de Guillaume est immense. Et ce dernier a très vite le gland de Rémi au fond de la gorge. Rémi lutte comme il peut, je vois qu'il va céder. Je lui glisse alors à l'oreille lâche toi c'est une pute. il y a un déclic dans l'esprit de Rémi. Il attrape la tête de Guillaume et se met à la baiser sans aucune pitié. Guillaume n’esquisse pas un geste de défense et Rémi libère sa jouissance dans un râle bestial. Guillaume le remercie et une fois encore, Rémi est décontenancé. Je regarde Guillaume et lui demande ce qu’il a de prévu pour le soir même. Guillaume précise qu'il doit se rendre au Slave Bar assez tôt pour pouvoir être attaché sur un sling et servir de vide-couilles toute la nuit. En entendant cela, le désarroi de Rémi ne fait que s'amplifier. Comme je ne veux pas forcer Guillaume à s'expliquer, je lui donne l'ordre d'aller se préparer et de partir. Je lui précise que nous passerons certainement au Slave Bar.
Rémi est blotti contre moi. Je le sens fébrile et triste. Je lui demande de me raconter ce qui lui passe par la tête. Il me répond qu'il ne comprend pas comment son frère a pu devenir une telle salope. Quand je lui demande s'il connaît le parcours de son frère, il me répond que non. Je lui propose alors de lui raconter une histoire. Je lui explique qu'il ne doit pas m'interrompre avant la fin et que tout ce que je vais lui dire est vrai.
Je vais te raconter l'histoire d'un petit garçon qui s'appelle Guillaume. Guillaume a sept ans quand son père meurt brusquement dans un accident de voiture. Guillaume est dévasté par le chagrin, il adorait son père. Il est aussi dévasté par le chagrin de sa mère. La jeune femme a beaucoup de mal à faire son deuil. Pourtant deux ans plus tard, une sorte de miracle arrive. Sa mère rencontre sur son lieu de travail un homme grand et fort, tendre et aimant. Rapidement un couple va se former ou plutôt une nouvelle famille car Guillaume n'en n'est pas exclu. Et à peine un an après leur rencontre, Guillaume a 10 ans, nait un petit frère : Rémi. La grossesse ne s'est pas forcément bien passée. La mère est fatiguée, épuisée même, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même, toujours entre deux médecins et deux pilules. Elle n'a plus la force de répondre aux sollicitations de son compagnon. Elle tient tant bien que mal sa maison et se couche très tôt le soir. Pour être sûre de dormir, elle a recours aux somnifères. Rémi est un bébé rieur, plein de vie et qui demande énormément d'attention. Son père aussi est un homme plein de vie, plein de fougue avec des besoins très importants. Après un an de quasi-abstinence, il a commencé à boire et un soir, il commet l'irréparable. Il entre dans la chambre de Guillaume et avec beaucoup de tendresse et une infinie douceur, il le viole.
À ce stade de l'histoire, Rémi sursaute. Il veut prendre la parole. Je lui pose un doigt sur la bouche et je continue mon histoire.
À partir de ce jour, Guillaume sera violé deux à trois fois par semaine. Il va essayer d'en parler à trois personnes. La première c'est sa mère. Malheureusement elle n’a pas du tout la capacité de l'écouter, encore moins de l'entendre. Très vite, Guillaume renoncera à lui parler. La deuxième personne, c'est son instituteur. Au-delà de son incapacité à entendre, ce dernier grondera sévèrement Guillaume pour oser porter de telles accusations sur l'homme qui s'occupe de lui et de sa mère. Guillaume comprend très vite il ne peut espérer aucune aide de cet adulte. Enfin, un matin, après une nuit fort compliquée, Guillaume trouvera la force de pousser la porte du commissariat. Un planton lui demande d'un air revêche ce qu'il fait là Guillaume essaie de lui expliquer avec ses mots à lui ce qui lui arrive. L'homme ne fait aucun effort pour essayer de comprendre ce gamin de 11 ans. Non seulement il lui explique qu'il doit revenir avec son père, mais en plus il le fait reconduire à l'école entre deux policiers ajoutant ainsi l'humiliation à l’incompréhension. À compter de ce jour, Guillaume subira les viols répétés de son beau-père dans l'indifférence la plus générale. Il perdra petit à petit toute estime de lui-même. Il subira les assauts sans opposer la moindre résistance. Ses seuls moments de bonheur, il les doit à son petit frère. Ce dernier l'adore et l’idolâtre.
À l'âge de 16 ans, Guillaume sera violé par 2 amis de son beau-père. Les trois hommes ont profité d'une soi-disant partie de pêche pour transformer l'adolescent en esclave sexuel. À compter de ce jour Guillaume ne refuse plus aucun rapport sexuel. Ce n’est pas du consentement, c'est de la soumission. Quand je rencontre Guillaume, il a presque 20 ans. Il est mon objet sexuel pendant toute une nuit. Pendant toute la nuit, je vais essayer de percer ses défenses pour connaître son histoire. Je n'y arriverai qu’au petit matin en utilisant la seule arme capable de percer sa carapace : la tendresse. Pendant des heures il va me raconter en pleurant tout ce qu'il a vécu. Il va en outre me raconter cet épisode épouvantable qui terminera de le détruire. Guillaume a presque 18 ans quand son beau-père commence à essayer de le pousser vers la sortie. Quand il demande d'un air bravache à son beau-père qui va lui servir de vide-couilles, ce dernier répond que son frère fera très bien l'affaire. Aussitôt Guillaume imagine que Rémi va devoir souffrir tout ce qu'il a souffert. Pour lui, c'est intolérable. Alors le lendemain soir, Guillaume guette son beau-père à la sortie de son travail. C'est le mois de décembre, il fait déjà nuit. Guillaume sait qu'il doit agir mais il ne sait pas quoi faire. L'opportunité se présente alors que son beau-père s'arrête dans un coin tranquille pour pisser dans le canal. L'endroit est désert, il fait nuit, il fait froid, l'eau est glacée. Même si son beau-père sait nager, les lourds vêtements d'hiver qu'il porte l'entraîneront presque à coup sûr vers le fond. Guillaume se précipite et pousse violemment son père dans le canal. Il n'attend pas pour voir le résultat de son action, il s'enfuit et rentre à la maison. Quand il arrive, il fait mine de s'étonner de l'absence de son beau-père, sa mère lui répond qu'il a dû aller boire un coup avec ses collègues. Toute la nuit Guillaume va vivre dans l'angoisse de voir arriver son beau-père. C'est la police qui va le délivrer le lendemain matin en venant annoncer que le corps de l'homme a été retrouvé sans vie dans le canal. Sans témoin et sans plus d'informations, l’enquête conclut à un accident. Guillaume m'a raconté qu'il a passé des heures à consoler son petit frère et qu'il a tenu auprès de lui, à la fois le rôle de papa et de grand frère. À la fin de son histoire, il était en 1000 morceaux. J'ai pris le temps de l'aider à se reconstruire. Je l'ai aidé à cicatriser certaines plaies. Malheureusement il y avait des blessures incurables, son addiction au sexe par exemple.
C’est lui, qui, quand il a compris que tu t’intéressais aux hommes, a tenu que ta première expérience ait lieu avec quelqu’un en qui il avait confiance. C’est lui qui m’a demandé de te raconter cette histoire. Il a bien compris que, peut-être tu ne lui pardonneras jamais la mort de ton père. Il se moque de ce qu’il va devenir, il veut juste que tu puisses être heureux, comme il ne l’a jamais été.
A la fin de l’histoire, Rémi est en larmes. Il me serre fort dans ses bras. Il se demande comment il peut aider Guillaume. Je lui souffle à l’oreille, prends soin de lui comme il a pris soin de toi. Permets lui d’être ce qu’il est tout en le protégeant des excès des autres et parfois des siens, bref aime le comme il t’a aimé, sans condition. Tu pourras lui dire tout ça se soir. J’ai confiance en toi, bon sang ne saurait mentir.
/image%2F8216238%2F20241017%2Fob_7c4152_polar-bear-mascot-head-vector-cartoon.jpeg)
/image%2F7055027%2F20241113%2Fob_de7047_bon-sang.jpg)